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Un week-end dans la vie des Instagrammeurs @EmanuelSmedbøl et @LittleBrownFox

Faites la connaissance d’Emanuel Smedbøl et de Megan McLellan, deux résidents de la Colombie-Britannique connus mondialement grâce à leurs comptes Instagram @EmanuelSmedbol et @LittleBrownFox. De la marche mémorable en montagne à la découverte des meilleurs sites de camping, ce couple d’aventuriers sait comment profiter de son coin de pays sans dépasser un budget d’étudiant. Apprenez-en plus sur ces deux explorateurs inspirants… (EN PRIME : Si vous vous rendez jusqu’à la fin de l’article, vous pourrez profiter de l’itinéraire élaboré par Megan et Emanuel pour un roadtrip de trois jours)

Caley Vanular : D’abord, parlez-nous un peu de vous ? Qui êtes-vous et d’où venez-vous ?

Emanuel Smedbøl : J’ai grandi dans la petite région rurale montagneuse des West Kootenays en Colombie-Britannique. C’est un endroit paradisiaque qui n’a jamais quitté mes pensées, et où j’essaie de revenir y passer un mois chaque été. J’ai d’abord déménagé à Victoria pour mes études universitaires, puis à Vancouver pour étudier en design graphique. La ville m’a plu presque instantanément : elle me semblait si vaste et mystérieuse pour un jeune homme de la campagne comme moi. La ville m’est apparue moins imposante au fil des ans, alors que j’ai appris à mieux la connaître et à me bâtir un petit nid douillet et une routine. Elle n’en demeure pas moins une ville splendide.

Megan McLellan : Je suis née et j’ai grandi à Vancouver, en Colombie-Britannique. Mes parents estimaient que le voyage constituait une forme d’éducation aussi importante que celle offerte par les établissements scolaires. J’ai donc pris l’habitude de m’absenter à quelques reprises de l’école pendant quelques mois pour partir avec ma famille. À cette époque, je ne réalisais pas à quel point mes parents devaient travailler pour arriver à offrir une telle vie à notre famille, mais leur vision a indéniablement laissé une empreinte sur moi. Depuis ce temps, j’ai toujours accordé la priorité au voyage et aux activités de plein air. Autant j’adore voyager à l’étranger, autant je me sens toujours bien chez moi en Colombie-Britannique. J’aime pouvoir à la fois conduire pendant des heures dans une direction et traverser le territoire désertique et chaud qu’est la Colombie-Britannique, puis mettre le cap sur une autre direction pour admirer les arbres géants des forêts denses et entendre le grondement de l’océan.

CV : Le contraste entre vos parcours de vie est fort intéressant. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

ML : On s’est rencontrés au ANZA Club, une association de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie à Vancouver.

ES : Notre rencontre a été plutôt étrange, pour être honnête… On est tous les deux des personnes tranquilles, et j’y étais en fait avec quelqu’un d’autre. Mais cette personne s’est volatilisée et Megan s’est installée à côté de moi et m’a dit qu’elle aimait mon chandail… et voilà l’histoire. Enfin, pas tout à fait. Cela a pris beaucoup de textos et d’annulations de rendez-vous avant qu’on arrive à se revoir. Tout ce travail en a toutefois valu la peine.

CV : Quel emploi occupez-vous pour arriver à voyager aussi souvent les week-ends ?

ML : On est tous les deux photographes (Emanuel est aussi graphiste) et on a la chance de pouvoir parfois voyager pour notre travail. Mais nous sautons aussi sur toutes occasions pour mettre les voiles, que ce soit pour une nuit pas trop loin de la maison ou pour un roadtrip d’une semaine.

CV : Megan, à titre d’étudiante à l’université SFU, quels conseils donnerais-tu aux autres étudiants qui souhaiteraient partir à l’aventure plus souvent ?

ML : Ah ! Ah ! J’organise normalement mon horaire de sorte que je puisse concenter plus de cours en moins de jours. Ça ne convient probablement pas à tous, mais si je peux suivre quatre cours en deux jours, cela signifie que j’ai tout le reste de la semaine pour partir. Toutefois, j’ai souvent interrompu mes études en prenant des sessions complètes de congé pour travailler ou voyager. Voir du pays permet toujours de mettre les choses en perspective et j’accorde autant d’importance à ce temps de congé qu’à mes travaux scolaires.

CV : Emanuel, es-tu pigiste ? Comment arrives-tu à concilier le travail et le divertissement ?

ES : J’ai commencé à travailler à temps complet dès ma sortie du collège pour un organisme à but non lucratif et j’y suis resté pendant quelques années pour rembourser mes dettes d’études. Puis, j’ai pris un été de congé pour un long séjour en vélo. Le retour au travail a été plus difficile après cette aventure… mais mes piges m’ouvraient un peu de nouveaux horizons. J’ai souvent tenté de travailler les soirs et les week-ends pour partir en expédition ou en camping durant les jours de la semaine, alors que c’est plus tranquille. J’ai connu des années de vaches maigres où le divertissement prenait plus de place que le travail, mais en général, j’ai bien concilié les deux. J’ai maintenant ajouté la photographie d’aventure aux services que j’offre et cela m’aide beaucoup.

CV : Votre blogue Field & Forest est impressionnant. Pouvez-vous nous expliquer comment il a vu le jour ?

ML : Merci beaucoup ! On songeait depuis un certain temps à en développer un. On voulait créer un espace où on pourrait présenter nos photos et raconter nos histoires de manière à ce que nos aventures semblent plus accessibles, plus réalisables et plus humaines.

Nos expéditions se déroulent rarement parfaitement et un tas de choses peuvent arriver. On désirait mettre cet aspect en évidence pour qu’elles aient l’air plus réalisables et qu’elles inspirent d’autres gens à partir à l’aventure. On souhaitait également montrer qu’il n’est pas nécessaire de tout prévoir dans les moindres détails, mais qu’il faut toujours se préparer le mieux possible pour ce qui compte le plus en nature. Si vous oubliez votre tente (en été), ce n’est pas un drame : vous aurez quelques piqûres d’insectes, mais vous pourrez sentir la brise de la forêt toute la nuit. Vous pourriez même y prendre goût.

ES : On a ensuite commencé à demander à d’autres de publier leurs aventures dans un plus petit blogue connexe, The Journal. L’expérience a été vraiment enrichissante. Il y a tant de beaux endroits à explorer.

CV : Dans votre blogue Field & Forest, vous mentionnez que vous vouliez créer un espace pour que les gens qui « ne sont pas des sportifs extrêmes ou en parfaite forme physique puissent avoir du bon temps en plein air ». Qu’est-ce qui vous a donné cette motivation ?

ES : On a eu cette idée à la suite des commentaires qu’on entendait lorsqu’on voyageait. Lorsqu’on a fait le trajet de Vancouver jusqu’à Mexico en 2010, les gens n’en revenaient pas. On se faisait sans cesse demander l’entraînement qu’on avait dû suivre pour y arriver, ou le type de vélo qu’on avait utilisé (alors qu’on avait simplement enfourché notre vélo à 10 vitesses un jour et décidé de partir). Quand on pense au périple dans son ensemble, oui, c’était long, mais on l’a envisagé uniquement une journée à la fois, montagne par montagne, et on y est parvenus. On souhaitait montrer qu’il était possible de le faire avec ce qu’on avait, sans avoir d’équipement sophistiqué ou sans dépasser ses limites physiques. Un seul week-end de congé, des souliers, un sac de couchage, des collations et une bouteille d’eau… et c’est parti ! Vous pouvez aller pratiquement n’importe où, bien que parfois, un bateau serait pratique.

CV : Avez-vous toujours fait de la photographie ? Votre compte Instagram a-t-il influencé en quelque sorte votre intérêt pour la photo ?

ES : J’aime prendre des photos depuis longtemps. J’ai d’abord emprunté le vieil appareil photo à pellicule de mon père lorsque j’étais en 10e année, et j’ai tout de suite adoré ça. J’ai brisé mon lot d’appareils avant de me procurer un reflex numérique… mais il était si imposant et lourd que je le prenais rarement avec moi. Instagram a changé tout ça. Mes photos étaient rarement vues auparavant ; avoir soudainement des commentaires sur celles-ci était motivant et inspirant. Pendant les premières années, je prenais des photos à l’aide de mon iPhone, puis j’ai intégré des photos prises avec mon appareil pour enfin me demander pourquoi ne pas seulement en prendre avec mon appareil photo.

ML : Je ne prenais pas vraiment de photos avant de rencontrer Emanuel, ou du moins, pas de façon sérieuse. J’utilisais parfois un appareil photo à pellicule lorsque je partais en voyage, mais c’était tout. Après le trajet en vélo dans le sud d’Emanuel et moi, l’idée de faire de la photographie a fait son chemin dans mon esprit. Et en toute honnêteté, je n’en pouvais plus de toujours attendre après lui. Lorsqu’on arrivait à destination, je faisais le tour en 30 minutes, alors que ça lui prenait trois heures ! Je me suis abonnée à Instagram pour le plaisir, mais cela s’est révélé vraiment utile pour obtenir des réactions et apprendre des autres.

CV : Quels sont vos périples d’un week-end préférés en Colombie-Britannique ? Pouvez-vous nous partager des images de ces endroits ?

ML : Oh, ils sont si nombreux ! De Vancouver, on a facilement accès à Tofino, aux îles Gulf, aux montagnes, au canyon du Fraser et aux Cascades près de Hope. On peut littéralement prendre n’importe quelle direction. On est de ceux qui croient qu’il vaut mieux prendre de « très longs » week-ends, le plus souvent possible. Même si vous ne pouvez partir que pour une seule nuit, il y a tant de belles randonnées et de beaux sites de camping à découvrir.

ES : Vraiment, la province est magnifique. On rédige d’ailleurs cette entrevue en direct de la route comme on est partis en roadtrip de deux mois pour explorer le nord de la Colombie-Britannique pour la première fois ! On en est seulement à notre cinquième journée, mais on a déjà l’impression qu’on manquera de temps pour voir tout ce qu’on veut voir.

ML : Voici sept de nos endroits favoris en Colombie-Britannique :

1 : Tofino / Réserve du parc national du Canada Pacific Rim

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« On adore le climat humide de la côte ouest, le caractère brut des éléments de la nature, les plages balayées par les vagues, les îles et les forêts denses luxuriantes. »

2 : Parc national Yoho

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« De grandioses pistes en montagne où l’on peut admirer des lacs aux reflets de vert, de turquoise, de bleu. »

3 : Le sommet St. Marks sur la côte nord de Vancouver / parc provincial Cypress

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« L’une de nos randonnées locales favorites ! Des vues à couper le souffle sur la baie Howe. »

4 : Lac Lovely Water dans le parc provincial Tantalus

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« Les montagnes de Tantalus sont reconnues pour offrir une vue sur l’autoroute Sea-to-Sky jusqu’à Whistler, mais sont difficiles d’accès (d’où leur nom). Pour vous y rendre, vous aurez soit à ramper dans une rivière déchaînée alimentée par les glaciers sur un mince câble, soit à prendre un hélicoptère. D’une façon ou d’une autre, ça vaut la peine. »

5: La vallée Nemiah dans la région Chilcotin de Colombie-Britannique

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« J’ai étudié un peu cette région dans l’un de mes cours d’anthropologie à l’université. Son histoire est réellement fascinante puisqu’elle a été essentiellement isolée du reste de la Colombie-Britannique jusque dans les années 1970. Elle abrite des chevaux sauvages et le plus important lac alpin de la Colombie-Britannique, de même que certaines des montagnes les plus imposantes. »

6 : Les montagnes de Valhalla

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« Ce sont les premières montagnes sur lesquelles je me suis fait les dents en Colombie-Britannique. Ces montagnes me feront toujours sentir comme à la maison. »

7 : Descendre le lac Slocan en canot

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« Nous faisons cette randonnée en famille avec ma mère chaque été : 5 jours de canot le long du lac, les nuits sur les plages et les meilleures baignades à vie. Imbattable. »

CV : Tous les endroits qu’on voit sur vos photos sont magnifiques. À quoi ressemble un long week-end pour vous deux ? Pouvez-vous proposer un roadtrip de trois jours à nos lecteurs ?

ML : Un voyage qu’on compte faire un jour de pluie est le circuit de Coast Mountain Circle. C’est près de Vancouver et c’est seulement à trois jours en voiture si vous n’arrêtez pas faire des randonnées de plus d’un jour sur votre chemin (qui ne manquent pas !). Vous tomberez sur des excursions vraiment intéressantes. Cela devrait être un voyage vraiment bien ! Et si vous finissez par le faire avant nous, n’hésitez pas à nous faire part de vos recommandations !

Jour 1 :

Où aller : Empruntez la route Sea-to-Sky par le nord (Autoroute 99) par Squamish et Whistler jusqu’à Pemberton.

Où dormir : L’un des petits sites de loisir en forêt au nord de la ville.

Quoi faire : Extasiez-vous devant la succession d’îles et de montagnes qui plongent dans la baie de Howe. Partez en randonnée au mont Stawamus Chief. Faites une halte pour explorer les pistes du parc provincial de Garibaldi, puis montez en téléphérique à la station Whistler Blackcomb.

Quoi manger : Commencez la journée par un bon déjeuner à la maison et grignotez des craquelins et du fromage le reste de la journée. Si vous avez été vraiment actifs, vous pouvez vous récompenser avec un lunch Fergie’s à Squamish.

Quoi apporter : Bottes de marche, cartes, tente et beaucoup de collations !

Jour 2 :

Où aller : Continuez sur l’autoroute 99 vers l’est en direction de Lillooet, puis prenez l’autoroute 12 Sud vers Lytton.

Où dormir : Campez le long d’une route tranquille dans le désert et prêtez l’oreille aux hurlements d’un coyote solitaire.

Quoi faire : Faites un détour vers Lillooet pour faire une saucette dans les sources hydrothermales ou marchez pour atteindre les eaux turquoises et les glaciers de Joffre Lakes. Vous pouvez aussi observer en contrebas la vallée aride de Seton Lake. On y trouve bon nombre de lacs ! Gardez-vous toutefois du temps pour le canyon du Fraser — on n’y est jamais allés, mais c’est probablement un endroit magnifique.

Quoi manger : Gruau et pommes pour le déjeuner. Encore des craquelins et du fromage pour le lunch et des pâtes chaudes au brocoli pour le souper.

Jour 3 :

Où aller : De Lytton, prenez la route transcanadienne qui vous mènera à Vancouver. Vous pouvez toutefois sortir à Hope et prendre l’autoroute 7 pour profiter d’un chemin plus tranquille qui traverse certaines des banlieues les plus pittoresques de Vancouver.

Quoi faire : Faites une halte pour vous baigner dans la chaîne de lacs au parc provincial de Nahatlatch. Observez les rapides bouillonnants de Hells Gate. Déambulez parmi les antiquités et les crânes de bouc au marché aux puces de Yale. Faites encore une trempette au parc national Silver Lake, juste au nord de Hope. Enfin, empruntez enfin la route rocailleuse à Jones Lake pour admirer certaines des vues de montagnes les plus spectaculaires.

Quoi manger : Poulet frit et gaufres au Fat Jacks à Boston Bar ! Gardez-vous de la place pour un copieux repas de sushi pour le souper une fois de retour à Vancouver.

Détails du parcours

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